Couvre-couleurs

(Paris, rue Alibert, 10e, vendredi soir tombant. Cliquer pour agrandir.)

Après quinze jours ou presque en Bretagne, retour hier dans l’après-midi à Paris « Je ne t’aime plus », beaucoup de vacanciers sur l’autoroute mais aucun contrôle au dernier péage.

Sans doute grâce à la bienveillance de notre Premier ministre annonçant aux envolés de la Toussaint, dans sa dernière conférence de presse, qu’une simple « déclaration sur l’honneur » – tout le monde ne s’appelle pas Katharina Blum – suffirait pour outrepasser les chicaneries et autres amendes de 135 €, en cette période quelque peu bousculée.

Le virus est un couteau, le couteau est un virus : il s’agit instamment d’interdire leur vente ou leur propagation.

Ici, les rues sont calmes (ça manque évidemment de caméras, comme  à Nice, celles dites de vidéo-protection), pas si désertes que ça, et les trois gendarmes mobiles qui montent la garde nuit et jour devant le café Le Carillon – fermé pour cause de couvre-feu puis (re)confinement – doivent se demander combien de temps ils vont devoir encore arpenter la « terrasse » désormais inexistante et le carrefour des occasions perdues.

(Bob Dylan, Love Minus Zero – No Limit)

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8 réflexions sur “Couvre-couleurs

  1. lyssamara dit :

    Chouette, vous êtes revenu !
    Ma redescente – demain – vers mon exil sudé sera plus douce alors.

  2. lyssamara dit :

    « Paris « Je ne t’aime plus » « -mon amour, comme chanterait cette rengaine chatoyante-
     » Katharina », cela va sans dire
    « instamment », adverbe agissant
    « le carrefour des occasions perdues », mots épousés juste après par ceux choisis de Dylan
    rien n’est vain, tout est don (tentative de message codé façon petit caillou)
    Yes Métronomiques !

  3. Francesca dit :

    Retour fort ! Bienvenu chez les confinés

  4. gballand dit :

    Personne au péage car les policiers et militaires sont devant les églises, les mosquées, les synagogues, les écoles etc. et il y a du boulot. Je vais voir ce que ça donne en arrivant devant mon lycée de banlieue !
    Les caméras du maire de Nice ne voient pas les couteaux, mais ça, il ne le savait pas, avant de les acheter. 😉
    Oui, « there is « no limit » »aux passages à l’acte de nos hommes politiques de droite !

  5. @ gballand : Leurs caméras font des constats morbides, pas de la dissuasion.
    Le maire de Nice, malgré l’énorme dispositif de « vidéo-surveillance » (terme proscrit) installé dans sa ville, n’a rien pu empêcher, à moins de mettre désormais un policier municipal armé derrière chaque passant – ou interdire totalement toute présence humaine autre que celle des représentants des forces de l’ordre. 🙂

  6. @ Godart : Les palinodies gouvernementales concernant notamment les commerces « de proximité » (exemple aberrant des librairies fermées considérées comme non « essentielles », Madame Bachelot, prétendue ministre de la Culture, avalant sans sourciller cette décision après celle du verrouillage des cinémas et théâtres et musées…) laissent à penser qu’on n’est vraiment pas « sortis de l’auberge »… 😉

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