Archives du 09/12/2020

Un lieu devenu quelque peu inhospitalier

C’est juste devant l’ancienne entrée de l’hôpital Saint-Louis, celle qui donne directement sur le magnifique parc intérieur où les baby-sitters côtoient les infirmiers au soleil, et quelques patients leur propre impatience sur l’herbe verte.

Un arbre de Noël (un peu plus loin on aperçoit le même, avec son pied fort écologique, une décoration signée Mairie de Paris ?) se retrouve planté là comme par dérision puisque l’on ne rencontre quasiment aucun passant qui passe ou s’arrête désormais en ce lieu devenu quelque peu inhospitalier.

Le restaurant Loui’s est fermé, et le bon saint n’y peut rien : le sapin a remplacé le chêne.

Derrière les vitrines, les chaises sont empilées, comme un peu partout dans les commerces de ce type – et on imagine les clients faisant de l’escalade à l’intérieur…

Le déconfinement « allégé » pour la fin d’année semble mal barré, d’ailleurs Jean Castex, le porteur officiel de nouvelles, va officier jeudi 10 décembre. Le menu des restaurateurs et la carte des bars s’écrivent à l’encre antipathique sur une page qui demeure blanche.

Je pense à cet aphorisme du grand Lichtenberg : « Un couteau sans lame auquel manque le manche ».  Belle définition pour un temps de Covid-19 !

(Paris, avenue Richerand et rue Bichat, 10e, 8 décembre. Agrandir.)

(Louis Armstrong, St. James Infirmary)

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