Archives du 30/09/2021

La vitesse limitée à 30 km/h dans Paris est strictement respectée par les automobilistes et autres conducteurs de véhicules motorisés

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(Paris, 28.09, boulevard Richard-Lenoir, 11e, vitesse réelle. Agrandir.)

Depuis le lundi 30 août, la limitation de la vitesse à 30 km/h dans les rues de la capitale pour les engins à moteur, décidée par la Mairie de Paris (exception faite pour quelques grands axes comme… les Champs-Élysées), produit des effets dont chacun s’accorde à louer les multiples bienfaits : diminution de la pollution, des encombrements…, etc.

Il est vraiment très plaisant de constater en outre que l’on ne voit plus des conducteurs rouler en ville, que ce soit en voiture, en camion, sur moto ou scooter, « comme des fous ». Un étrange respect s’est en effet instauré : on circule désormais « à petite vitesse » (au compte-tours de roues), on veille à ne plus s’énerver comme avant, les priorités à droite sont redevenues effectivement la règle circulatoire, on s’arrête aux feux rouges, on se salue d’un volant à l’autre, les livreurs alimentaires ne slaloment plus avec leurs montures bruyantes entre les véhicules et n’empruntent plus les trottoirs à cause de prétendus « embouteillages », comme cela existait avant que la nouvelle politique d’Anne Hidalgo ne produise enfin ces nouveaux comportements pacifiques.

Certes, les trajets peuvent paraître légèrement plus longs et il arrive que l’on se fasse doubler en voiture par une trottinette emportant trois personnes sur sa plateforme : mais quelle importance ? Ce qui compte, c’est d’arriver à bon port.

Les taxis et les VTC, dit-on, ne seraient pourtant pas des adeptes aussi enthousiastes du déplacement limité à 30 km/ qui leur ferait perdre du temps, de l’argent et de la patience. Mais, parbleu ! Reportons-nous à la fable du bon La Fontaine : « Rien de sert de courir, il faut partir à point » ! Et qui ne se souvient de ce slogan (boomerang) de la Prévention routière : « La vitesse, c’est dépassé ! » ?

Toutes choses égales par ailleurs, il suffit alors d’en prendre son parti (municipal) : trottinons oui, y’a pas d’soucis – roulons au pas, y’a pas d’tracas !

(Count Basie, Good Time Blues)

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