Descente en auto (à vitesse réglementée) par la rue de Belleville, Paris (19e)

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Un peu au-delà de l’arrêt du bus, rue de Belleville (19e), j’aperçus mes propres initiales au-dessus d’une boutique de CBD (cigarettes électroniques). J’ignorais que je m’étais lancé imprudemment dans le vapotage en ville après le bavardage en ligne.

La voie était dégagée, il y avait peu de circulation automobile et de cyclistes à cette heure-là, pourtant ça descend agréablement.

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(Paris, 7 octobre. Agrandir.)

Maintenant, des types en tabliers sanguinolents déchargeaient des carcasses d’animaux pour la boucherie musulmane juste à côté. Je repensais à la célèbre chanson de Boris Vian : comme une impression de flash-back vers les abattoirs de La Villette ou le quartier des Halles à l’époque de Baltard – dont le trou excavé servit au tournage du film de Marco Ferreri, Touche pas à la femme blanche ! (1974).

Un pavillon de l’architecte, le N°8, avec ses volutes de fer, avait été démonté et reconstruit à Nogent-sur-Marne : le patrimoine sauvegardé était bien une valeur sacrée.

(Jefferson Airplane, White Rabbit)

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18 réflexions sur “Descente en auto (à vitesse réglementée) par la rue de Belleville, Paris (19e)

  1. Finalement, le beau pavillon Baltard qui a survécu à la modernisation des Halles est devenu une salle de spectacles. Passer des morceaux de carcasses aux morceaux de musique, c’est un vrai progrès !

  2. brigetoun dit :

    je vais en rester à votre dialogue, Marie-Christine et Dominique, parce qu’il est dans le ton du billet et parce que suis en accord avec…

  3. Francesca dit :

    Que de souvenirs ! Et merci pour la musique de ce groupe plutôt oublié.

  4. Et sympa la petite guêpe sur la seconde photo !

  5. Godart dit :

    Faut que ça saigne !

  6. lyssamara dit :

    Grace Slick a raison : méfie-toi, petite, de Lewis et son lapin pas si blanc.
    Merci Dominique, des liens partis de votre post et d’impressions sensibles (voix de Grace signalant le danger, hommes en blouses blanches déplaçant des carcasses, blanc de deuil, « White rabbit » sans oublier « Touche pas à la femme blanche ») m’ont enfin éclairée sur mon abhorration du pays des merveilles*.
    Ce n’est pas si inutile que cela.

    *vive la rue de Belleville alors 🙂

  7. Je ne voudrais pas être l’artiste-acrobate qui a peint la cheminée au-dessus de l’enseigne du célèbre DH.

  8. PdB dit :

    vitesse réglementée, mon œil (américain) : il y a peut-être un kilomètre entre les deux images :°)) (tu fonces, Alphonse !!) – oui la musique, on l’a connue il y a peut-être un demi- siècle et elle ne nous a pas quittés…

  9. Robert Spire dit :

    Le camion de viande fait penser aussi (Ferreri) à « La grande bouffe ». D’une boucherie à l’autre, déguster et dé-Custer…🙂

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