Archives du 18/11/2021

Trames d’un court voyage dans l’Est = 14 =

L’expo « Close-Up » (à gauche en face de celle consacrée à Goya, suivez-moi !) présente, par ordre chronologique, neuf femmes peintres. Nous allons d’abord admirer quelques-unes des œuvres de Berthe Morisot.

Sans vouloir les analyser une à une, ces créations d’une femme qui participa de manière remarquable au mouvement impressionniste (elle épousa l’un des frères d’Édouard Manet dont elle fut le modèle) révèlent une personnalité d’une sensibilité artistique unique, douée d’un caractère volontaire par rapport au milieu de son époque, et dont Mallarmé fut l’ami.

Elle écrit dans ses carnets : « Plus on veut, mieux on veut, au moral comme au physique. J’ai toujours eu la sensation du gouffre ; gouffre de l’action, du rêve, des souvenirs, du désir, etc… du beau. J’ai entrevu mon hystérie avec jouissance et terreur. Maintenant j’ai toujours le vertige et aujourd’hui, 23 janvier 1862, j’ai senti sur moi le vent de l’asile, de l’imbécillité. Que de pressentiments et de signes envoyés déjà par Dieu, qu’il est grandement temps d’agir, de considérer la minute présente comme la plus importante des minutes, et de faire ma perpétuelle volupté de mon tourment ordinaire, c’est-à-dire du travail.« 

Ainsi la peinture de Berthe Morisot vibre-t-elle par un sourd enchantement et la délicatesse déposée, l’esquisse du trait léger, les reflets perpétués, la couleur tamisée au plus juste, le mouvement saisi dans sa presque immobilité, la grâce sans pesanteur, l’audace sans violence, une perspective heureuse.

Et Mary Cassatt nous offre la transition vers une autre salle.

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(Devant le miroir, 1890.)

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(Autoportrait, 1885, musée Marmottan.)

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(tableau de Mary Cassatt. Photos : cliquer pour agrandir.)

[ ☛ à suivre ]

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