Archives du 22/11/2021

Trames d’un court voyage dans l’Est = 18 =

L’expo Goya, qui a ouvert ses portes à la Fondation Beyeler le 10 octobre les fermera le 23 janvier 2022. Rassemblée ici, une grande partie de ses tableaux (soixante-quinze), ses dessins (une soixantaine), ses gravures (trente) compose un ensemble unique, représentatif de la vision multiple de l’artiste espagnol, qu’elle soit réaliste ou onirique, quasi « photographique » (portraits de cour) ou imaginative, éveillée ou discursive, en couleurs vives ou noire et blanche, sur son temps, soumis – comme le nôtre – aux soubresauts qui encadrent ou décadrent les phases de bonheur sur terre.

De loin, j’aperçois dans la première salle un de mes tableaux préférés : Le Mannequin de paille, je reviendrai un plus tard pour le prendre en photo malgré l’interdiction. C’est une toile joyeuse, bondissante, amusante, elle offre un côté Chagall grâce à la tête penchée du héros choisi, la scène représentée ressemble alors au relevé d’un rêve ensoleillé.

J’adore aussi Le Mât de cocagne, cette escalade champêtre, ce jeu autorisé où des enfants grimpent et montent peut-être jusqu’au ciel.

Puis les deux dernières images déplient « l’humour noir » avant la lettre (un choix dans la série de gravures Los Caprichos fut présenté à l’Exposition internationale du surréalisme à New York en 1936).

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(El maniqui de paja, 1791-1792.)

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(La familia del infante don Luis de Borbón, 1784.)

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(Carlos III, Cazador, 1786.)

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(La cucanã, 1786-1787.)

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(Los chinchillas. Cliquer sur les photos.)

[ ☛ à suivre ]

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