Trames d’un court voyage dans l’Est = 18 =

L’expo Goya, qui a ouvert ses portes à la Fondation Beyeler le 10 octobre les fermera le 23 janvier 2022. Rassemblée ici, une grande partie de ses tableaux (soixante-quinze), ses dessins (une soixantaine), ses gravures (trente) compose un ensemble unique, représentatif de la vision multiple de l’artiste espagnol, qu’elle soit réaliste ou onirique, quasi « photographique » (portraits de cour) ou imaginative, éveillée ou discursive, en couleurs vives ou noire et blanche, sur son temps, soumis – comme le nôtre – aux soubresauts qui encadrent ou décadrent les phases de bonheur sur terre.

De loin, j’aperçois dans la première salle un de mes tableaux préférés : Le Mannequin de paille, je reviendrai un plus tard pour le prendre en photo malgré l’interdiction. C’est une toile joyeuse, bondissante, amusante, elle offre un côté Chagall grâce à la tête penchée du héros choisi, la scène représentée ressemble alors au relevé d’un rêve ensoleillé.

J’adore aussi Le Mât de cocagne, cette escalade champêtre, ce jeu autorisé où des enfants grimpent et montent peut-être jusqu’au ciel.

Puis les deux dernières images déplient « l’humour noir » avant la lettre (un choix dans la série de gravures Los Caprichos fut présenté à l’Exposition internationale du surréalisme à New York en 1936).

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(El maniqui de paja, 1791-1792.)

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(La familia del infante don Luis de Borbón, 1784.)

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(Carlos III, Cazador, 1786.)

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(La cucanã, 1786-1787.)

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(Los chinchillas. Cliquer sur les photos.)

[ ☛ à suivre ]

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16 réflexions sur “Trames d’un court voyage dans l’Est = 18 =

  1. brigetoun dit :

    et la tendresse des teintes des peintures face à la force, la puissance de ses gravures – saveurs de Goya – doit être passablement merveilleuse cette exposiition

  2. lyssamara dit :

    « J’aime bien »

  3. Ce Goya joyeux et lumineux, est celui dont on veut se souvenir. Les dernières gravures annoncent sa période noire, qui m’avait beaucoup impressionnée au Prado, avec pour point d’orgue « Le Tres de Mayo » tristement magnifique. Merci pour tous vos partages de ce voyage.

    • @ mchristinegrimard : Oui, une expo qui montre bien les deux faces (voire plus) du peintre. Il y a des tableaux apportés d’Espagne et un peu de partout : belle synthèse !
      Merci d’avoir suivi cette (un peu) longue visite en Suisse… 🙂

  4. Matatoune dit :

    Oh ! Une exposition qui semble exceptionnelle par la réunion de tant de chefs-d’œuvre ! Ravissement… De plus, la fondation est vraiment un lieu où on goûte le temps qui passe avec sa galerie latérale et son jardin qui en cette saison doit être magnifique !

  5. Francesca dit :

    Merci d’avoir bravé l’interdiction pour nous offrir le « Mannequin de paille » dont je ne me souvenais pas.
    Subjuguée par le focus lumineux sur l’Infante… et par la hauteur du mât de cocagne.

  6. Godart dit :

    Posture mais pas imposture, Goya vaut bien une séance de yoga.

  7. PdB dit :

    que de merveilles ! (et cette fois, les cadres sont parfaits) (merci du partage!)

  8. Pratiquer son art en belle tenue, le rêve. J’avais été frappée par la fraicheur de ses couleurs lorsque j’ai eu la chance de voir ses tableaux

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