Archives du 10/02/2022

La tête en Baselitz, une expo renversante [4]

Les dessins de Georg Baselitz sont fins. Ses peintures s’affinent et se raffinent en se focalisant sur les souvenirs et l’inconscient qui les garde au secret.

Les sculptures de l’artiste allemand se tiennent à l’endroit (qui convient) : personne n’y est posé sur les cheveux (car il suffirait pour cela d’être accroché au mur). Elles présentent un aspect hiératique, comme épinglé hors d’un temps qu’elles auraient parcouru sans encombres depuis l’Afrique ou d’autres continents, même si certaines sont identifiées « Femmes de Dresde ».

Les couleurs ici sont primaires mais pas électorales, elles ne s’embarrassent pas de nuances, elles suivent les découpes franches du bois entamé. Ce sont des êtres humains qui ne laissent pas le regard de marbre.

N’oublions pas que Baselitz, dont la tête intellectuelle est fixée dans le bons sens, a écrit des Manifestes pandémoniques quelque peu visionnaires, ne serait-ce que dans leur titre.

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(Weiblicher Akt- liegend, Nu féminin- allongé, 1977)

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(Baselitz, le deuxième en arrière-plan, époque des « Manifestes »)

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(tableau non identifié : je propose « Femme tombée du ciel d’orage », 1980)

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(Dresdner Frauen, Femmes de Dresde, 1990)

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(tableau non identifié : je propose « Entrelacs de la mémoire », 1991. Cliquer sur les photos et le gif.)

[ ☛ à suivre ]

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