Archives du 20/05/2022

Au musée de Cluny : un art pas moyen /4\

Faire une halte au petit café « dans l’ambiance », juste sous l’admirable volute de l’escalier monumental et aérien tout neuf, et poursuivre jusqu’à la salle où les belles « affligées », flagellées par le chagrin, éplorées par la perte, effarées par le mystère, se tiennent debout malgré tout.

Et puis, enchâssée dans un cube de verre, sainte Mabille nous dévisage. Ses yeux (l’un légèrement plus petit que l’autre) sont vrillés sur les visages plus contemporains des visiteurs, le haut de la tête s’ouvre astucieusement pour loger la relique. Mais les traits conservent, malgré le long passage du temps, les caractéristiques inchangées (inaltérables ?) de la figure humaine : celle-ci nous semble, par cette ressemblance qui perdure, si proche, si familière, si voisine.

Par la grâce et la délicatesse de la représentation donnée à ces portraits (en pied, en buste), la succession des siècles est tout-à-coup abolie, les périodes troublées évanouies, l’Histoire effacée d’un geste d’ardoise magique.

L’art nous saute alors aux yeux : son pinceau atemporel offre ici l’accès superbe à une présence incroyable.

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(photos et gif : agrandir d’un simple clic.)

[ ☞ à suivre]

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