Empreinte et trace fugitives de James Joyce à Paris

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Une impasse, privée, que l’on voit s’ouvrir quand une jeune fille tape soudain le code de la porte d’entrée et le temps que celle-ci demeure ouverte au tout-venant sur cette allée que James Joyce avait dû suivre au cours de l’année 1921 : il était alors hébergé à Paris dans le Ve arrondissement chez Valéry Larbaud, au 71 rue du Cardinal-Lemoine.

On imagine des petits pavés sur le chemin comme des lettres (celles d’Ulysse ?), des signes typographiques disposés au hasard ou au bon-vouloir de l’écrivain, dans un sens ou l’autre, la compréhension à ras-de-terre n’est pas le but final, c’est le mouvement, l’élan qui la dessine de manière abstraite et artistique.

Joyce pouvait, en haut de la rue, aller contempler l’église Saint-Étienne-du-Mont et puis, trônant au beau milieu de la place du même nom, le Panthéon tout rond où il ne fut heureusement pas transporté même si des « officiels » avaient peut-être pu imaginer un jour lui demander préalablement et par politesse son avis, ou alors on verrait plus tard en fonction de l’évolution de la théorie des « gloires littéraires » frappant, souvent par personne interposée, à l’huis monumental.

Mais le cœur de Joyce fait toujours « Bloom », il se moque de ces salamalecs, même si des fidèles entreprennent pourtant de le ranimer une fois par an à Dublin – comme s’il était absolument nécessaire de « commémorer » en grandes ou petites pompes pour ne pas oublier.

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(« L’Arbre bleu » de Pierre Alechinsky, poème d’Yves Bonnefoy, 2000, rue Descartes.)

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(Église Saint-Étienne-du-Mont.)

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(Place du Panthéon. Photos et gifs datant du 13 mai. Agrandir.)

(Claude Debussy, Arabesque N°1, piano : « Rousseau ».)

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11 réflexions sur “Empreinte et trace fugitives de James Joyce à Paris

  1. oh merci grand à la jeune fille qui a ouvert et à vous qui montrez et dites – riche surprise pour ce matin !

  2. Francesca dit :

    Se trouver au bon endroit au bon moment… Merci d’avoir partage avec nous !

  3. pchcommPdB dit :

    belle promenade (magnifique musique) (et si jolies passantes) (ah Paris…)

  4. Godart dit :

    Dans cette impasse, l’un passe et l’autre pas. Les bons passants font les bonnes opportunités. Maudits soit les digicodes et la privatisation plus ou moins réglementaire de lieux autrefois ouverts au public. Cette rue du Cardinal Lemoine inspirait les grands écrivains, Ernest Hemingway a sa plaque au numéro 74.

  5. gballand dit :

    Étrange toutes ces impasses privées qui envahissent les villes. Tout est privé, tout s’achète et tout se vend…
    Bon, le pire c’est tout de même d’être dans une impasse privée intérieure, de ne pas entendre ces arabesques, et de ne pas voir ces arbres qui poussent sur les murs 😉

    • @ gballand : bientôt peut-être, après avoir payé un « octroi » piétonnier (comme à Londres pour les voitures), on ne pourra peut-être venir dans telle ou telle ville que tel ou tel jour ou telle semaine, chacun avec sa vignette PROA1 (Promeneur autorisé, catégorie 1 ou 2 ou 3) épinglée sur l’accoutrement devenu réglementaire et uniforme… 😉

  6. Très belles photos qui trottinent allègrement 🙂

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