Archives du 23/07/2022

Autour de Montparnasse

Montpar 21.7.22_DH

(Paris, rue de Rennes, 21 juillet. Agrandir.)

On l’aperçoit du fin fond de la rue de Rennes, après que le ciné indestructible L’Arlequin nous a salué, elle se dresse fièrement la nuit comme un monolithe bleu que quelques décades passées auraient laissé sur place, comme abandonnée, solitaire, échaudée, avec son architecture minimaliste, « fonctionnelle », et qui semble maintenant incongrue dans le quartier et servir uniquement de mince fanal signalant de loin où se trouve la gare Montparnasse, c’est-à-dire juste à son côté, la tour du même nom.

En se rapprochant d’elle tandis que sa silhouette semble toujours s’éloigner, on se retrouve comme dans un film ringard mais qui peut encore plaire par sa désuétude même, avec des filles en mini-jupes et des mecs en pantalons « pat’ d’éph' », le genre du chanteur Dave ou de Sheila.

« Les Années », dirait Annie Ernaux, où l’on grattait la guitare et le ciel comme aux USA, mirage des skyscrapers et du rock and roll, modèle envié outre-Atlantique d’une libération spirituelle, avec le repoussoir de la guerre du Vietnam et ses couvertures de napalm.

Mais, heureusement, notre cher compagnon de route, « blowing in the wind », est toujours vivant !

(Bob Dylan, Masters of War)

D.H.

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