Archives du 20/09/2022

La dialectique dans la coupole /1-3\

Je suis déjà allé plusieurs fois au siège du Parti communiste français, non pas invité par le Comité central, mais en simple visiteur d’expos évidemment « orientées ». Je retrouve toujours avec joie la grande salle de réunion (300 places) où Georges Marchais prenait sans doute ses aises – tandis que Liliane s’occupait des valises – et où la dialectique dans la coupole menait, à l’époque, bon train.

Dimanche dernier, journée du Patrimoine et sans voitures (mais sans plus de transports en commun que d’habitude), ce fut l’occasion de monter aussi sur la terrasse qui offre un « horizon » non pas philippard mais remarquable sur Paris « vu du ciel ».

J’imagine toujours les joutes oratoires qui devaient se dérouler dans le lieu souterrain, entre les tenants d’un communisme « dur » et « moscovite » à tout-va et les partisans d’une alliance avec les « sociaux-démocrates » qui, un jour, déboucha pourtant sur la victoire de François Mitterrand lors de l’élection présidentielle du 10 mai 1981, avec, cerise rouge sur le gâteau, la nomination de quatre ministres communistes au sein du gouvernement.

Période qui semble de plus en plus lointaine, comme un rêve qui partirait en travelling arrière avec des bribes d’Internationale en guise de consolation face à la montée actuelle du couple politique droite/extrême droite, déjà bien lancée en Europe et notamment en Suède et en Italie.

Il nous reste donc le beau bâtiment d’Oscar Niemeyer qui symbolise ces années-là : on peut même, depuis un certain temps, le louer, le « privatiser » (!), y faire défiler des mannequins, tourner des films – et pourquoi pas un long-métrage de fiction sur un militant hors-normes qui gravirait les échelons du PCF jusqu’à en devenir un nouveau chef charismatique promis à un avenir radieux ?

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(Paris, 18 septembre. Agrandir.)

(Luca Aquino, Mastroianni)

D.H.

[ ☞ à suivre ]

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