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Un regard (et sans masque obligatoire) accru °1°

Les infos m’avaient signalé, dès le 3 février, que le fleuve capital était sorti de son lit (pas entendu le réveil) et que les berges parisiennes se retrouvaient noyées. Mais qu’allaient donc devenir les cyclistes ? Je me souvins d’un olibrius pédalant, il y a quelques années, comme si de rien n’était, au milieu du canal Saint-Martin ; je l’avais même pris en photo, mais j’ignore où son image insolite repose.

Ainsi, les théâtres de la Ville vivotaient : les scènes étaient fermées mais la Seine n’était pas toute verte pour autant. Une sorte de limon coulait lentement sous les ponts, ce n’était pas le courant déchaîné que l’on avait connu en janvier 2018, même si Le Parisien prédisait la hausse continue du flot jusqu’à la semaine prochaine.

J’avais garé  ma voiture (dont j’use tant que j’ai le droit de m’en servir) dans le parking Mazarine et de là on se dirigea par la rue Dauphine – une Renault ? – vers le quai de Conti puis le Pont-Neuf.

Comme partout, les restaurants et les bistrots fermés avaient tiré le rideau sur la convivialité et le plaisir de boire un coup ensemble. Le pays était devenu encore plus sage que le titre ironique du film de ce cher David Dufresne l’avait laissé entendre.

Des passants passaient, des patients trépassaient. Parfois on se tâtait (pudiquement) en se demandant pourquoi on vivait toujours malgré tout.

La Seine, qui avait connu d’autres débordements, laissait « les scientifiques » s’interroger sur cette nouvelle question : le Covid-19 est-il responsable de cette nouvelle catastrophe ou Voies navigables de France aurait-elle failli à sa mission ?

Il s’agissait maintenant de trouver rapidement le coupable (Lupin, nouvel héros médiatique, donnait peut-être déjà une piste à un Gérald Darmanin sur les dents).

(Paris, 5 février, rue Dauphine, quai de Conti, 6e. Cliquer pour agrandir.)

(The Modern Jazz Quartet, Winter Tale)

[ ☛ à suivre ]

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