Merci, Derain [3/3]

La relation artistique qu’entretint André Derain avec Guillaume Apollinaire est présente dans cette exposition magnifique.

Au détour d’une salle, on découvre une des illustrations réalisées (gravures sur bois) par l’artiste graphique pour le livre L’Enchanteur pourrissant (1909) d’Apollinaire dont on peut réécouter ici la voix, enregistrée le 24 décembre 1913.

André Derain aimait la poésie : mais la peinture n’est-elle pas de la poésie mise en couleurs ?

Il a posé aussi sa patte sur un recueil d’André Breton (les prénoms peuvent même se rencontrer), Mont de Piété (1916).

Mais il faut croire que notre peintre « avait l’œil » puisqu’il a toujours été intéressé par la photographie, dont on peut voir quelques images au très petit format dans le N° 1/3 de la présente série.

Quand on parvient au bout du clair labyrinthe (une tranchée sans schrapnells), on débouche sur la plus grande toile de l’exposition : La Chasse (1938-1944), qui est comme une allégorie fantastique des guerres – même si les humains sont incontestablement plus cruels que les animaux – passées, présentes ou à venir.

 

(photos : cliquer pour agrandir.)

[ ☛ FIN ]

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23 réflexions sur “Merci, Derain [3/3]

  1. brigetoun dit :

    sur la photo d’ensemble devant la jeune femme en jupe et bottes on dirait presque un Cézanne
    découverte (pour moi) de la chasse
    et oui il avait du charme et un beau sens de la formule (la simplicité)
    merci pour cette visite (et nostalgie devant la vue de Paris la nuit depuis l’escalier

  2. Alex dit :

    Quelle chance de pouvoir entendre la voix du grand Guillaume Apollinaire !
    Les gravures sur bois, j’adore, elles ont enchantées mon adolescence, mes parents m’avaient donné une pile de livres populaires à couverture jaune tout illustrés de gravures sur bois.

  3. Merci pour la visite en trois volets de cette exposition, et vos liens très complets.
    Les chemins artistiques se croisent et s’entremêlent entre peintres et poètes, il n’y a qu’un trait de couleur.
    J’aime Apollinaire !
    « J’ai cueilli ce brin de bruyère
    L’automne est morte souviens-t’en
    Nous ne nous verrons plus sur terre
    Odeur du temps brin de bruyère
    Et souviens-toi que je t’attends »

    • @ mchristinegrimard : oui, un fil ténu mais une sensibilité commune.
      Apollinaire, l’inventeur (non pourrissant) du mot « surréalisme »…
      Merci pour ce choix de poème, le parfum de la bruyère ne s’oublie pas. 😉

  4. ANCEAU dit :

    Encore, merci, bon Dimanche.

  5. @ anceau : à vous aussi ! 🙂

  6. @ anceau : pas de neige à Paris… 🙂

  7. Magnifique 3e partie !!!

  8. Francesca dit :

    Certaines gravures de Derain m’ont beaucoup plu, mal mises en valeur selon moi, dans une sorte de couloir entre deux salles.
    Cet article – on regrette que ce soit le dernier – et les commentaires me redonnent la mesure de mon ignorance concernant la xylographie, méthode que je pensais seulement chinoise et très ancienne.

    • @ Francesca : merci pour le regret mais mon choix restreint de photos – je ne visais pas l’exhaustivité – m’a limité heureusement à trois articles !
      Pour la xilographie, elle ne peut parfois laisser de bois. 😉

  9. la danse lente du public s’accommode de celle (encore plus lente, autre temporalité) des oeuvres (qui elles, ne se soucient ni de voir ni d’être vues). Cela m’évoque un titre très approximatif :
    « Derain mis à nu par ses adorateurs même en haut du grand escalier ».
    (ou l’inverse)

    • @ aunryz : grand merci pour ce lien installé par vos soins et l’intégration dans un de vos… tableaux de ce portrait fait par Derain.
      Il me reste à décrypter le message… 🙂

  10. la simplicité et le talent !

  11. Godart dit :

    Belle traversée. Je vais quand même attendre pour cette visite des jours meilleurs. Peur que Beaubourg s’assimilant à un énorme réfrigérateur se mette brusquement en mode congélation.

    • @ Godart : vous avez jusqu’en janvier, ce qui ne veut pas dire que les tuyauteries du bâtiment auront réussi à créer un « réchauffement climatique » interne suffisant si le froid perdure jusque là ! 🙂

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